Thomas Ouellet Fredericks Artist / Programmer / Teacher

tof@tofstuff.com

Space Roar

2017

End of the World Science-Fiction "Porn"



This science-fiction "porn" installation visualizes, in a contemplative and monumental way, the escape of mankind aboard a gigantic fleet of ships crossing the roar of space towards the star system Trappist-1.

Media: Projector + Computer + Unity + Sound System

Dimensions: Large full wall projection

The Earth is dying. To survive, humanity must embark on a long trip, the Great Crossing, to colonize a new world. The installation offers a narrative of this cataclysmic event in four parts, using different types of media: a generative audiovisual projection, a coloring book, a video, and an interactive application. The whole offers a poetic interpretation of cataclysmic events and a certain beauty of tragedy.

More than 7000 ships, carrying 100000 humans each, provide the salvation for a tenth of the population of each of Earth’s nations. As this Great Crossing is very long, 800023 years with current technology, each ship is adapted to represent its country with the use of geographical and sociopolitical statistics. This data is mapped to a kind of DNA code made of the letters A to Z, that represent that country’s ranking on the following data: population, population density, GINI index (equity), nuclear, CO2, weapons and manufacture. This DNA data is passed on to an algorithm that constructs a unique vessel based on that data.



(fr)

Space Roar est une installation vidéo interactive. Elle met en scène, sur un mode contemplatif et monumental, l’évasion de l’humanité à bord de flottes gigantesques de vaisseaux errant dans l’espace. Chaque ensemble de vaisseaux représente une partie de la population terrestre.

«Ce n'est pas arrivé soudainement. La terre rugit depuis longtemps. Selon certains, elle a commencé avec la naissance de l'humain de trop. Mais peu importe, l'humanité fait comme toujours : elle fuit. Elle fuit vers le rugissement de l'espace.» Space Roar est de la Science-Fiction. Mais comme toute bonne science-fiction, le projet est enraciné dans la science : la Terre est en train de mourir. La communauté scientifique a récemment statué que le réchauffement climatique a dépassé le point de non-retour. Il ne s'agit pas de savoir si toute la vie sur Terre prendra fin, mais quand cela arrivera. Il est particulièrement important de souligner cette réalité de nos jours étant donné que les scientifiques «alternatifs» tentent irrationnellement de le nier. Pour survivre, l'humanité doit entreprendre un long voyage, la Grande traversée, pour coloniser un nouveau monde. Le projet est constitué en quatre parties qui utilisent différents types de médias: une projection audiovisuelle générative, un livre à colorier, une vidéo et une application interactive. Le tout offre une interprétation poétique des événements cataclysmiques et une certaine beauté de la tragédie. Le projet représente, d'une manière contemplative et monumentale, l'évasion de l'humanité à bord d'une gigantesque flotte de navires traversant le rugissement de l'espace vers le système trappiste-1. Plus de 7 000 navires transportant 100 000 humains chacun, offrent le salut pour un dixième de la population de chacun des pays de la Terre. Comme cette grande traversée est très longue, 800 023 ans avec la technologie actuelle, chaque navire est adapté pour représenter les conditions de son pays. Par exemple, il existe un grand nombre de navires indiens qui composent la flotte, car la population de l'Inde est élevée, mais leurs navires sont très petits, car la population y est très dense. D'autre part, les vaisseaux pour le Canada sont très grands et peu nombreux, car le Canada n'est pas densément peuplé et ses citoyens sont peu nombreux et habitués à plus d'espace. Chaque vaisseau est généré à partir des statistiques géographiques et sociopolitiques d’un pays qui sont convertis en une sorte de code ADN. Ce code ADN, constitué des lettres A à Z, représente le classement de ce pays à propos des données suivantes: population, densité de population, indice GINI (équité), production nucléaire en Kwh, production de CO2, armes et capacité de production. L'ADN est ensuite transmis à un algorithme qui construit un vaisseau unique en fonction de ces données. Des densités de population plus élevées produiront des navires plus petits, alors qu'un faible score GINI créera des navires plus longs (les riches ne veulent pas rester dans les mêmes quartiers que les pauvres). Le CO2 produit des débris, et la capacité de produire résulte en la construction de vaisseaux plus élaborés. Chaque nation est représentée par un modèle 3D différent construit avec cet ADN. Les principes de base de l'algorithme de construction sont inspirés d'un projet open source de Dolf Veenvliet (http://shapewright.com/). Les pièces de base qui forment les vaisseaux sont puisées de la collection Shipyard V0.7 de greyoxide (http://www.blendswap.com/blends/view/17601)

LA PROJECTION GÉNÉRATIVE
Le voyage de ces 7000 navires est simulé par une projection générative. Générative parce que le contenu est créé dynamiquement par le système et peut jouer sans fin. Les éléments visuels et sonores sont inspirés par les films de science-fiction et plus précisément, le début du film Spaceballs (https://youtu.be/1dZveoBfiww) où un vaisseau spatial ridiculement long croise lentement l'écran pendant 90 secondes, et par tous les films qui présentent une romantisation du voyage et des batailles dans l’espace où le vrombissement des roquettes spatiales font vibrer les sièges du cinéma. Je voulais reproduire ces éléments dans une sorte de «Science-Fiction Porn», un spectacle constitué à 100% de vaisseaux rugissants 100% du temps. Le rugissement des roquettes sur chaque navire a été créé en échantillonnant les bruits de moteur de divers films (Star Trek, Star Wars, Battlestar Galactica, etc.). Ces échantillons sont positionnés dans l’espace et exploitent généreusement l'effet Doppler pour donner une expérience immersive où le spectateur ressent vraiment les navires qui passent. Les données de simulation sont compilées sur un serveur persistant dans le Nuage. Toute la flotte est répartie dans un cube virtuel de 10000 kilomètres cubes. L’entièreté de la flotte n'est donc jamais complètement visible car elle est trop grande. Ainsi, le système décide régulièrement d'échantillonner un espace plus petit de 2000 km3 et d’afficher uniquement les navires qui s’y trouvent. Le mouvement des vaisseaux est déterminé par un algorithme de simulation de volée qui tente de créer une masse cohésive. La caméra virtuelle se déplace de manière semi-aléatoire, mais surtout cinématographique, dans cette masse en se concentrant sur certains vaisseaux tout en essayant de fournir une expérience visuelle et sonore intéressante. L'étoile Trappist-1 est toujours visible à l'écran car elle représente la destination finale du convoi.

LA VIDÉO
À mesure qu’une partie de ses habitants précédents la fuient, la Terre abandonnée continue à s'effondrer. Les visiteurs de l'espace d'exposition font partie des habitants qui restent sur Terre après le décollage. Un écran de télévision leur présente un faux journal télévisé sur le progrès et le but de la Grand Traversée. Le téléjournal est suivi de vidéos de «ice calvings» et de glissements de boue rapportant les événements cataclysmiques à l'extérieur. La vidéo n'a aucun son : elle est muette à l’image de la tendance populaire à vouloir ignorer cette réalité. Des sous-titres fournissent toutefois une explication avec quelques indices sur la possibilité que ce n'est peut-être pas le premier monde qui a été colonisé dans le passé et ensuite détruit dans un cycle sans fin. Peut-être que l'extinction des dinosaures a été causée par nos ancêtres spatiaux qui ont colonisé la Terre actuelle ...

LE LIVRE À COLORIER
Le livre à colorier est un artefact de notre avenir. C'est un livre tangible intitulé « Un livre à colorier pour la fin du monde », qui peut être acheté par les visiteurs. Le livre a été créé pour préparer les enfants voyageurs à la Grande traversée et pour les familiariser avec les différents navires qui peupleront la vue des hublots. Le livre présente 34 navires, leur ADN, leur quantité et les statistiques utilisées pour leur création. Le livre est une réponse dérisoire à la gamification et l'amusement constamment exigé par les subventionneurs des arts numériques et interactifs.

L'APPLICATION
Cette partie du projet est sur le point d’être complété. Il sera terminé dans les prochains mois. L'application sera disponible pour téléchargement à partir du Web n’est pas présenté dans l'espace d'exposition. L'application illustre le procédé de construction génératif utilisé par Space Roar. L'utilisateur y saist un mot de 6 lettres qui est ensuite utilisé comme ADN pour générer un vaisseau unique de la même manière que la projection générative : Space Roar utilise des données statistiques pour générer cet ADN, mais toute combinaison de six lettres crée un navire unique. Le résultat final peut ensuite être exporté sous forme d'image à haute résolution. L'application sera «open source».




Documentation

Livre a colorier




Videos



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